A la découverte du Kin ball !

Jouer avec une balle d’1m22… Pas facile ! La rédac est allée à la rencontre de Johanna et Julien, ancien ou joueur actuels de ce sport !

Mais d’où vient ce sport ?

Le Kin Ball est né en 1986 au Québec ! Trois équipes qui se rencontrent sur le terrain, le rapport à l’adversaire à été complètement inversé par Mario Demers un éducateur sportif qui était préoccupé par la tendance des jeunes à avoir du mal à entreprendre une activité physique régulière. En France, il débarque en 2001 grâce à un étudiant angevin revenu du Québec.

Le principe ?

Trois équipes de quatre personnes et trois couleurs officielles. L’objectif est de ne pas faire toucher la balle au sol. Et la taille de la balle ? 1m22 ! Il faut vraiment communiquer pour savoir qui sert car la balle cache très bien les joueurs ! Tous les membres de l’équipe doivent toucher le ballon pour servir. Avant de lancer la balle, il faut appeler l’équipe qui va devoir la réceptionner.

Les interviews de la rédac : Johanna et Julien

Comment as-tu découvert ce sport ?

J’ai eu la chance de travailler dans un centre de loisirs sportif itinérant (nous passions une semaine dans une ville, puis la suivante dans une autre ville). Afin de changer des classiques foot, basket… nous faisions découvrir d’autres sport comme le kin ball ou le tchouk ball par exemple.

 

Qu’est-ce que tu as aimé dans le kinball ?

Johanna : « J’ai aimé 3 points particulièrement :

  • ce sport est adapté à tous (petit ou grand, maigre ou costaud, jeune ou moins jeune) ;
  • chaque membre de l’équipe est essentiel (si un des quatre joueurs ne touche pas le ballon au moment du lancer, il y a faute) ;
  • le fair-play : dans chaque match de compétition, en plus des points de jeux, il y a des points “d’esprit sportif” (donc si on dit des insultes envers qui que ce soit ou si l’on a des gestes violents, toute l’équipe perd un point !). De même, nous jouons à 3 équipes sur le terrain et il faut forcément appeler l’équipe qui a le plus de point (sinon il y a faute) et si nous gagnons le point nous faisons gagner avec nous l’équipe qui n’a pas été appelée… »

Julien : « La facilité d’accès et le côté stratégique du jeu. »

 

Comment se passe la vie d’équipe ?

Johanna : Chacun est important. Il faut que l’ensemble des joueurs de l’équipe s’adapte au plus faible. Il vaut mieux avoir un jeu / une stratégie simple et avoir un vrai esprit d’équipe que de vouloir “jouer perso” pour montrer ce que nous savons faire en oubliant un membre de son équipe (ce qui amène le plus souvent à une faute).

Julien : Plutôt bien, le fait qu’il n’y est pas de compétition enlève la pression du résultat

 

Les difficultés dans ce sport ?

Johanna : Trouver une bonne cohésion d’équipe. Il nous est arrivé de vouloir chacune progresser sans les autres (moi comme les autres), vouloir être capitaine d’équipe… et finalement cela nous empêchait d’avancer ensemble ce qui était le plus important.

Julien : contrôler un ballon qui fait 1m20 de diamètre

Johanna et son équipe

Une anecdote ?

Johanna : Un jour, c’est notre club qui accueillait le championnat de France (le sport n’était pas très connu, il n’y avait donc pas de championnat départemental ou régional !). Nous avions prévu un bel accueil pour les autres équipes et les spectateurs. Nous l’avons fait ensemble et du coup notre équipe s’est soudée. Quand ça a été notre tour de jouer, malgré la fatigue de la journée (tenir le stand sandwich, accueillir, orienter…) nous avons jouer un super match et nous l’avons gagné. Finalement la meilleure façon de gagner ce n’est pas que de s’entrainer sur le terrain ou en faisant des pompes mais c’est aussi en vivant des bons moments ensemble.

 

Est-ce que le sport a une place importante dans ta vie ?

Johanna : Le sport était important pour moi, surtout celui là car il me permettait de vivre des valeurs qui me sont chères. Aujourd’hui j’ai une petite fille et j’attends mon deuxième enfant alors c’est plus difficile de me libérer une soirée par semaine pour faire du sport. J’ai donc fait le choix d’arrêter le kin ball. Mais dès que je peux je marche et quand je ne suis pas enceinte je vais travailler à vélo.

 

Lors d’une conférence, le pape a dit : « Le sport est une activité humaine de grande valeur, capable d’enrichir la vie de la personne (…). La devise olympique “plus haut plus vite plus fort” est une invitation à développer les talents que Dieu nous a donnés. » Quel est ton regard sur ces paroles ?

Johanna : J’aime beaucoup ces mots du pape François. Oui, le sport est important car il nous permet de nous dépenser, de voir ce dont nous sommes capables et parfois aussi de prendre conscience de nos limites donc de mieux nous connaître. Il nous invite à progresser et à donner le meilleur de nous même, « à développer les talents que Dieu nous a donnés ».

 

Et toi, « Sport et Foi », ça t’évoque quoi ?

Johanna : Avec le kin ball, sport et foi sont bien reliés. Les valeurs de kin ball sont des valeurs que l’on retrouve dans les valeurs chrétiennes : la coopération, le fair-play et l’esprit d’équipe!

 

Pour aller plus loin :

  • Si tu fais du sport, qu’est-ce cela t’apporte ?
  • As-tu un sport que tu aimerais découvrir, mais que tu n’oses pas faire ? Pourquoi ?
  • Faire du sport, aller à la messe, voir ta famille, tes amis, au fond comment concilies-tu tout cela ? Quelles sont tes gros cailloux (tes priorités) ?
  • As-tu besoin d’une activité sportive pour te dépasser ? Aimes-tu rester en solitaire parfois ?

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