Le Notre Père change ? En Avent pour le redécouvrir ! [1/4]

Chaque lundi de l’Avent, le site des ES te propose de redécouvrir une partie du Notre Père, la prière enseignée par Jésus à ses disciples. Première étape aujourd’hui avec les toutes premières phrases.

Tu l’as peut-être remarqué si tu es allé à la messe ce dimanche 3 décembre : la version du Notre Père a été légèrement modifiée. A la rédac, on s’est dit que c’était l’occasion de t’inviter chaque lundi de l’Avent à un temps de prière personnelle autour du Notre Père. On commence ce lundi 4 décembre par les premières phrases.

Session de rattrapage : le changement ? Désormais, il ne faudra plus dire « Ne nous soumets pas à la tentation » mais « Ne nous laisse pas entrer en tentation » (rendez-vous fin décembre pour savoir pourquoi, dans le dernier article de l’Avent ;) ).

Entrer dans la prière

Avant tout, je prends le temps de trouver un lieu propice à la prière, loin du bruit quotidien. Je me mets à l’aise, dans une position confortable. Je fais le signe de croix pour dire « bonjour » au Seigneur, pour sentir sa présence. Il me connaît, il m’attend, il est déjà là. Je peux lui dire une petite parole :

Le «Pater Noster», de James Tissot.

« Seigneur, me voici devant toi… ».

A l’écoute de la Parole

« Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié,

que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs.

Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal. » Matthieu chapitre 6, versets 9 à 13.

Méditation

Le début de la prière enseignée par Jésus ne parle pas d’un Dieu saint, créateur ou sauveur mais d’un Dieu père. Le terme araméen utilisé par Jésus, « Abba », signifie même « papa, père bien-aimé ». Mais l’adjectif qui le précède change tout : il ne faut pas prier le père de « tous », trop anonyme et générique, mais celui « qui t’a engendré, qui t’a donné la vie », en tant que personne individuelle, expliquait le pape François en 2013. Pourquoi ne pas alors dire « mon » père, tout simplement ? Parce qu’en disant « notre » père, nous reconnaissons que les autres sont eux aussi les enfants de Dieu… et donc nos frères.

Ce père, mon père, notre père, est pourtant aux cieux. « C’est sans doute, mon Dieu, pour élever notre âme dès le commencement de la prière bien haut au-dessus de cette pauvre terre », écrivait Charles de Foucauld (dans Contemplation).

Dieu est proche de nous mais se tourner vers le ciel pour lui parler permet de se rendre compte que notre vie tire son origine de quelque chose qui nous dépasse. Nous reconnaissons la différence entre Dieu et nous : sa sainteté. Savoir sanctifier le nom de Dieu, c’est souhaiter qu’il se fasse connaître à travers ce qu’il est vraiment : un Dieu tout puissant, tout puissant d’amour.

Et moi, aujourd’hui…

Je prends quelques instants pour réfléchir à ces paroles intérieurement. Qu’est-ce que je comprends ? Qu’est-ce que je ne comprends pas ?

Notre Père »
  • Je prends le temps d’imaginer Dieu comme une figure paternelle. Je peux lui confier mes joies et mes peines, mes doutes et mes espoirs.
  • Je peux penser à tous ceux qui, chaque jour, partout dans le monde, prient le même père que moi. Je peux prier pour eux : même si je ne les connais pas, ils sont mes frères.
Qui es aux cieux »
  • Comment je perçois ce Dieu père ? Comme un être proche ? Comme un être loin ? Les deux ?
  • Je peux demander à Dieu d’arriver à le voir dans le pauvre ou l’enfant que j’ai aidé, mais aussi de sentir sa présence céleste, comme un père protège son enfant d’en haut.
Que ton nom soit sanctifié »
  • Je peux demander à Dieu de se faire reconnaître pour ce qu’il est vraiment. Mais est-ce que cela ne passe pas aussi par mon témoignage ?

Terminer sa prière

Je peux terminer ce temps de réflexion en récitant le Notre Père ou en lui confiant des intentions. Je fais le signe de croix pour marquer la fin de ce rendez-vous intime avec Dieu. Je peux rester encore quelques secondes ou quelques minutes en silence, avant de retrouver mes activités quotidiennes.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *