[Défis du vendredi de Carême] Le jeûne solidaire !

« Relevons le défi… » Pendant le Carême, le site ESpérez a décidé de te prouver que : non, le partage, la prière et le jeûne ne sont pas has been. C’est l’heure du premier « défi du vendredi » sur… le jeûne !

Pourquoi jeûner ? Tu t’es sans doute souvent posé la question de cette pratique qui semble d’un autre temps. « Pour souffrir comme Jésus a souffert, pour prendre notre propre croix », comme tu l’as peut-être entendu dire ? Dans leur lettre du Carême, les évêques belges proposent une autre explication, qui répond bien aux appels actuels à la sobriété, à une consommation raisonnable, à une « sobriété heureuse » comme la nomment le pape François, mais aussi Pierre Rabhi.

Souvent rejeté, mais aussi parfois prisé au sein de la société actuelle, le jeûne est un des trois mots clés du Carême, avec la prière et le partage. Trois attitudes spirituelles que les chrétiens, avec les juifs et les musulmans, considèrent comme fondamentales dans la pratique de leur foi. Comme cela est rappelé à l’occasion du Carême de Partage, le jeûne est libérateur, car il débarrasse de tout ce qui est superflu. Il est une forme de contestation et de protestation contre une culture qui nous provoque à croire que le sens de la vie est de posséder. Et le jeûne peut être un chemin de dépouillement.

Jeûner, c’est devenir plus humain, plus solidaire et plus soucieux de notre terre. C’est vivre selon une éthique de la sobriété qui crée un espace pour le bien vivre. Jeûner, c’est changer, se changer soi-même, pour se rendre solidaire, pour partager, spécialement avec les hommes et les femmes qui luttent pour améliorer les conditions de vie de leurs familles, de leurs communautés, de leurs pays et, par-là, celles de l’humanité toute entière.

Ainsi nous vous invitons à pratiquer la sobriété en Carême, à être enrichis par des changements d’attitudes et par la prière. »

Extrait de « Populorum Communio ou la Communion des peuples», Lettre des évêques de Belgique pour le Carême 2017.

Ton défi du vendredi : te priver du superflu pour donner aux autres le nécessaire pour vivre. En cette fin de semaine, prive-toi du superflu de nourriture, que ce soit d'un pain au chocolat au goûter samedi, d'un paquet de bonbons pendant les courses ou d'un croissant au petit-déjeuner dimanche. Si tu décides de prolonger ce défi, tu peux mettre l'argent ainsi économiser dans une petite cagnotte que tu reverseras aux Restos du Cœur après Paques par exemple.

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